L’Adolescence

Je sais pas si vous vous rappelez de cet état permanent de démangeaison qui était l’adolescence. C’était le bouillonnement, le bourdonnement ou tout simplement le bourdon. Il se passait plein de choses assez dramatiques … ça allait dans tous les sens. Entre les hormones et les parents, c’était pas vraiment la joie. Le mec/nana de vos rêves n’avait strictement rien à foutre de vous. Le collège c’était un peu le désert intellectuel. Et on en va pas mentionner votre frange, votre pantalon jaune fluo pattes d’eph ou votre mascara orchidée (Pantone n’avait pas encore décrété que Radiant Orchid était un must, nulle n’est prophète …). Alors débordant de vie, de bouton de fièvre et d’envie de galocher, vous faisiez votre petit bout de chemin tant bien que mal, rembourrant vos soustifs et rêvant d’avoir 18 ans pour en fin “être libre” et “pouvoir fumer devant les parents” et “faire CE QUE JE VEUX OUAIS”. Oui, oui pensez y ! Pensez y surtout la prochaine fois que vous allez avoir envie de vous vanter d’être un djeuns plein de fraîcheur qui se tape des barres devant “aw aïe mette yor mozer”. Non mais c’est sorti d’où cette envie d’être “adulescent” ? Vous avez déjà assisté à une sortie de lycée francilien où ils ont tous le seum, parce que la meuf de seconde ne les kiffe aps ? Vous vous êtes déjà retrouvé coincé dans le métro entre un appareil dentaire élastiques roses SVP et un blackberry strassé en pleine ébullition de “MDR oué moi ossi le panaché ça m fai gerbé /smiley triste/ /smiley vert/ /smiley tête de mort/” S’il vous plaît, les stressés de la trentaine qui s’approche, rappelez vous de toutes ces photos de vous avec Matthieu en colo à Cholet-Plage que vous avez sournoisement brûlé un jour de prise de conscience du désastre. Non, avant c’était pas mieux. Certes, les machines et les petits déjeuners (oui, oui, il fût un temps …) étaient à la charge des gens responsables … mais vous, en tant que vous, vous n’étiez pas vraiment finis. Pas vraiment au top. Pas vraiment si grands. C’est pourquoi, quelques années après avoir navigué entre la dépression gothique et la rébellion du skateur, c’est avec un véritable soulagement que vous dites au revoir à la mutation (et la mue), laissant aux djeuns tout le loisir d’être djeuns.

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This entry was published on February 18, 2014 at 5:11 pm. It’s filed under family, friends, pensées, social and tagged , , , , , , , , . Bookmark the permalink. Follow any comments here with the RSS feed for this post.

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