Philosophie de vie

On m’a demandé à un entretien d’embauche “quelle est votre philosophie de vie”. Non mais la vache ! Et je suis censée répondre comme ça là ? C’est comme quand ils me demandent mes “3 défauts” comme si c’était TELLEMENT OBVIOUS. 3 c’est beaucoup ! A chaque fois j’entends dans ma tête : [voix grave] “auriez-vous l’obligeance de nous exhiber la trinité suprême de vos failles ?” Non mais les gens, c’est de l’ordre de l’intime ça. Mes défauts il n’y a que ma mère qui les connaît. Bon et ma femme. Et les 3 maîtresses. Okay, les PG aussi. Mais sinon non, mes failles sont mes failles et moi je suis une muraille ! Et donc quand on me demande ma philosophie de vie, j’ai envie de dire “c’est d’avoir faim” ou encore “ne jamais faire de footing”. Mais qu’est ce que cela va donner sur la “courbe psychologique” de mon “profile RH” ? “Heu, M’dame manageure, on a une catégorie “fat” ? Derrière la question sur la philosophie il y a en fait, une véritable question philosophique ! Sommes nous libres d’exprimer notre philosophie de vie en toutes circonstances ? Noooouuuais. J’ai donc extrêmement rapidement examiné toutes les possibilités de philosophie de vie socialement recevables : 1. Quand on veut on peut 2. I have a dream 3. Omnia quae me non occidunt, me firmant [en latin dans le texte]. Mais 1. trop d’ambition tue l’ambition 2. pas bien les siestes au bureau 3. j’ai pas envie d’être plus forte je veux un job ! Que faire ? Quid faciam ??? Comment exprimer toute cette vie qui bouillonne en moi ? Le sérieux mais créatif ? L’autonomie mais l’amour profond du team spirit ? L’amour profond du spirit mais toujours sobre ? Comment être tout et son contraire ? Parce qu’il faut être entier et passionné mais pas non plus dépasser du cadre. Etre force de proposition mais jamais se mettre en avant. Etre autonome mais savoir déléguer. Etre ou pas être. Toussa, toussa. Après une introspection minute, un profond voyage freudien, j’ai opté de prendre cette situation avec beaucoup de philosophie et de sagesse, et tel mon aïeul supposé Kaius Polonius, gratifier l’absurdité de la question, d’une réponse unique : (toujours avec un sourire bienveillant) “je n’ai pas la philosophie, c’est la philosophie qui m’a”.

Advertisements
This entry was published on December 12, 2013 at 6:54 pm. It’s filed under dilemne interne and tagged , , , , , , . Bookmark the permalink. Follow any comments here with the RSS feed for this post.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: