Eaux troubles ou les pensées profondes

Le bruit. Tout ce bruit. Ces sons incessants. Ma voix d’abord, j’arrête pas de parler, je parle tout le temps. 25 ans que ça dure. Le jour où j’ai commencé à parler j’ai arrêté de dormir en dehors des périodes acceptables, i.e. les nuits. J’avais 24 mois. Depuis que j’ai découvert le bonheur de l’expression orale, à ma voix s’est ajouté, couche par couche, tout un ensemble de voix. Entourage, amis, amours, parle-à-ma-main, “Assurez-vous de n’avoir rien oublié dans le train”, vouzetecharmantemademoizel. Des pings et des cracs s’y mêlent. Cacophonie quotidienne de l’existence. Sauf … sauf sous l’eau. Sous l’eau. Comment cette expression peut-elle avoir une connotation négative ? Sous l’eau il se passe une chose formidable : on redevient seuls. Sans l’obligation de toucher le sol. Oreilles bouchées, vision troublée, bruitage stoppé. Mute. Etat béni de solitude, pourtant tardivement découvert. Néanmoins, tout comme pour l’alcool, le sushi et Radio Nova, le rattrapage a été à la hauteur du manque constaté. Ayant découvert le confort de l’eau sans les bouées Little Mermaid, grâce à un oubli/coup de folie/coup de chaud, j’ai découvert un état second de mon existence. Celle où je me tais. Avant de me rattraper.

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This entry was published on January 5, 2013 at 3:30 pm. It’s filed under pensées and tagged , , , . Bookmark the permalink. Follow any comments here with the RSS feed for this post.

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